
Mon maître à penser ne vit pas en France.
Il vit en Suède, il est expert du capital immatériel.
On s’écrit de temps en temps.
Pas de rendez-vous récurrents, pas de calendrier partagé, pas de “point mensuel”.
Juste des emails espacés… et pourtant, une confiance profonde.
Pourquoi est-ce parfois plus simple de faire confiance à quelqu’un à 2 000 km qu’à un partenaire dans la même ville ?
D’où vient cette confiance quand elle ne passe ni par les déjeuners, ni par les événements, ni par le réseau “habituel” à la française ?
Je retrouve la même chose avec mes meilleurs échanges :
Irlande. Brésil. Madagascar.
Des amis, mais avec qui la qualité des discussions est évidente.
En ce moment, je prépare une campagne d’emails auprès de 25 incubateurs pour leur proposer de tester un outil d’évaluation dédié aux incubés.
Ce n’est pas un “contenu inspirationnel de plus”.
C’est un véritable POC : un test concret, simple, actionnable.
Et je me pose une série de questions très directes :
– Vont-ils réellement lire ce mail ou rester sur le réflexe “on a déjà ce qu’il nous faut” ?
– Font-ils une veille sérieuse sur les outils qui pourraient renforcer l’accompagnement de leurs incubés ?
– Sont-ils prêts à appliquer, pour eux-mêmes, les conseils qu’ils donnent à leurs startups : tester, itérer, mesurer ?
– Le mot “POC” va-t-il résonner comme un terrain de jeu… ou comme une contrainte de plus ?
– Vont-ils se montrer curieux et audacieux, ou rester dans le confort des dispositifs déjà en place ?
Derrière ces questions, il y a un enjeu simple :
La confiance ne se décrète pas, elle se prouve.
Un incubateur qui accepte de tester un POC incarne exactement ce qu’il prêche à ses incubés :
oser l’expérimentation, sortir du cadre, confronter le réel.
Je suis curieux de voir lesquels répondront.
Et surtout lesquels accepteront de mettre en pratique, pour eux, ce qu’ils exigent des autres