On ne perd pas des étudiants par manque de contenu. On les perd par manque de pertinence. Ce que l’IA change vraiment dans l’évaluation et la formation, ce n’est pas la vitesse. C’est la précision.
Pendant des années, on a construit des modules “pour tout le monde”. Même niveau de détail, mêmes exemples, même rythme, même ton. Résultat : certains s’ennuient, d’autres décrochent, et on finit par conclure que “les jeunes n’ont plus d’attention”.
Et si le problème n’était pas l’attention mais l’expérience qu’on leur propose ?
Chez nous, on part d’un principe simple : sur quatre heures, chaque minute doit être reliée à un bénéfice perçu par l’étudiant. Sinon, il sort mentalement de la cession avant même d’avoir quitté la session.
Concrètement, ça donne quoi ?
D’abord, le profil étudiant n’est plus une case “âge / promo”. On intègre l’année, la spécialisation, le niveau réel et le contexte. Un étudiant en cybersécurité ne doit pas recevoir les mêmes exemples qu’un profil marketing, design ou communication. Même objectif final, mais une langue différente. On passe d’un module générique à une formation qui parle leur réalité. Et mécaniquement : plus de pertinence, plus de rétention sur la durée.
Ensuite, on intègre la motivation et les objectifs. Certains veulent valider leur année. D’autres cherchent un job, une alternance, une montée en compétences. D’autres encore sont là par obligation. Quand le scénario s’aligne sur le “pourquoi”, l’engagement cesse d’être un effort. Pour une école ou une entreprise, c’est un signal fort : on ne “remplit” pas quatre heures, on les relie à une valeur immédiate.
Troisième point : le style de ton. Certains ont besoin d’être rassurés, d’autres d’être challengés, d’autres d’un cadre très guidant. Un même message, délivré avec le mauvais ton, devient du bruit. Avec le bon ton, il devient un déclic.
L’expérience se rapproche d’un coach personnel : “je me sens compris, donc je continue”.
Enfin : le rythme. Micro-personnalisation en temps réel. Plus de questions d’appropriation pour ceux qui décrochent vite. Des défis bonus pour les profils avancés. Et une promesse claire : +20 à +30% d’engagement effectif sur quatre heures, sans augmenter la durée, ni gonfler le budget.
Notre terrain de jeu : quatre tests d’évaluation, conçus pour être actionnables, pas décoratifs.
IA : capacité à comprendre et utiliser l’IA dans son futur métier.
Cybersécurité : réflexes, risques, maturité opérationnelle.
LinkedIn : employabilité, visibilité, posture professionnelle.
Maturité créative : capacité à produire, structurer, itérer, collaborer.
La vraie question n’est plus “est-ce que la formation est bonne ?”
La question devient : “est-ce que chaque étudiant a eu la bonne formation pour lui ?”
Et c’est là que tout se joue… parce que la prochaine étape n’est pas pédagogique. Elle est stratégique.
