
Toute entreprise passe un jour par la case « start-up ».
Même les plus grandes. Même celles qui, aujourd’hui, ne jurent que par les KPI, le ROI et la rentabilité immédiate.
On l’oublie trop souvent : derrière chaque société florissante, il y a eu un moment d’incertitude, de doute, de solitude.
Une époque où rien n’était sûr. Où tout reposait sur une intuition fragile.
Où chaque client comptait double.
Où le moindre refus faisait mal.
Où le mot “partenariat” avait encore du sens.
Mais une fois la phase de survie dépassée, un phénomène étrange se produit.
Les CEO qui ont réussi…
oublient.
Ils oublient qu’un jour, eux aussi, ont attendu qu’on leur tende la main.
Ils oublient qu’ils ont pitché à froid. Qu’ils ont espéré une réponse. Qu’ils ont été “les petits nouveaux” dans la salle.
Et souvent, ils deviennent ce qu’ils redoutaient :
pressés, inaccessibles, concentrés sur l’action, le chiffre, la marge.
La bienveillance s’efface.
Le temps manque.
La porte est fermée, non pas par volonté… mais par inertie.
Et pourtant, ce sont ces CEO-là, ces fondateurs qui ont traversé l’impossible,
qui sont les mieux placés pour comprendre les start-up d’aujourd’hui.
Mais comment les reconnecter à cette mémoire ?
Comment faire bouger les lignes dans un monde où tout pousse à l’accélération, pas à la transmission ?
Peut-être en leur rappelant ceci :
Chaque partenariat refusé sans écoute,
chaque idée balayée sans considération,
est peut-être une pépite qu’ils auraient adorée… s’ils l’avaient eue, à leurs débuts.
Un écosystème fort ne repose pas que sur les deals signés.
Il tient à la capacité de ses acteurs à tendre la main, même quand ils n’en ont plus “besoin”.
Alors non, ce post ne vend rien.
Mais il veut réveiller une mémoire.
Celle d’un temps où vous étiez “trop petits”, “trop tôt”, “trop risqués”…
Et où un partenaire, un seul, a décidé d’y croire.
Ce jour-là, vous n’avez pas signé un contrat.
Vous avez allumé une mèche.